Le récit de notre accouchement (Déclenchement)
Hello tout le monde, on a enfin décidé d’écrire sur notre accouchement, ça n’a pas été chose facile de se remémorer ses instants même si pour Moi (Virginie) j’ai encore les images en tête chaque jours, c’est un réel traumatisme pour moi.. Sincèrement je pensais m’être préparée au pire, césarienne, déchirure, tout… mais là je m’attendais pas du tout à ça… J’ai des moments parfois flou et d’autres dont je n’ai pas souvenir mais Matthieu complétera et nous donnera aussi ses ressentis.
Bonne lecture…
 

Tout commence le 1er Janvier après un réveillon du nouvel an en amoureux où l’on a profité de notre dernière soirée à deux. Il est 7h30 et nous voilà sur la route de l’hôpital, rendez-vous à 8h00, pour le déclenchement car j’ai dépassée le terme. Je suis à 41+5 SA ! Je me sentais vraiment très stressée. On a laissé zozo tout seul à l’appartement (mes parents viendront le chercher plus tard dans la matinée), ça m’a rendu trop triste de le laisser, j’avais manqué de pleurer 5-6 fois avant de partir…

J’aurais voulu ne jamais savoir la date de mon accouchement, c’est quelque chose qui me stressée énormément et de me dire que quand je ressortirais de l’hôpital on aura babyboy avec nous…ça faisait peur !

Nous arrivons au urgence à 8h00, j’ai un noeud à la gorge et j’ai envie de pleurer toutes les secondes ! On me prend en charge pour un monitoring et voir l’état de mon col, la sage femme détend l’atmosphère, elle est marrante et cool ça me détend un peu. C’est partit pour 1h de monitoring. Mon col est toujours long et à peine ouvert à 1 ! Pas du tout favorable donc il décide de commencer par maturer le col pendant 24 heures avec le tampon. Elle nous prévient que ça peu mettre plus de 48 heures avant qu’on rencontre babyboy.

Il est 11h, nous sommes installés dans une chambre pour la pose du tampon et c’est parti pour un monitoring de 2h00. Je décide de faire une sieste pendant ce temps-là. À mon réveil tout vas bien mais rien ne bouge alors on nous laisse le champ libre jusqu’a 19h, ça tombe bien puisqu’il est presque 14h et nous avons faim. Bien entendu ils nous préviennent qu’au moindre signe nous devons revenir à la chambre pour les prévenir. Pour l’instant nous sommes rassurés et détendu. Mes parents nous rejoignent avec Lenzo pour le déjeuner. Nous sommes allés à la cafétéria de l’hôpital pour prendre quelques trucs à grignoter et des boissons chaudes, dehors il fais très froid et il pleut. Je ne ressentais aucune contraction, quelques douleurs de règle mais sans plus. J’étais contente de pouvoir prendre l’air. Ma maman nous a ramené plein de petites choses à manger qui me faisait plaisir du genre M&M’s etc.. Ça peut être très long et les repas à l’hôpital vous connaissez quoi, donc des provisions c’étais vraiment cool.

 

De retour dans la chambre, le ventre et le coeur bien remplis nous allons tranquillement attendre 19h, l’heure du prochain monitoring. Ma soeur est aussi venu me voir une petite heure ça ma fait super plaisir toutes ces visites et surtout ça nous a fait passé le temps et changé les idées car moi personnellement j’avais très très peur… Matthieu lui était plutôt serein mais totalement impatient.

19h30 : c’est parti pour un autre monitoring de 30 minutes et quelques contractions régulières commencent mais elles sont très très supportable ! Fin du monitoring on sort un peu dehors prendre l’air et un petit café pour Matthieu avant que les portes de l’hôpital ne se ferment.

22h00 : Les contractions continuent et sont là toutes les 5-6 minutes mais toujours supportable. Matthieu, lui, était sur un siège pas très confortable pour dormir. Il essayait de se mettre dans des positions différentes mais la nuit aller être aussi compliqué pour lui. J’étais pas bien de le savoir inconfortable et finalement en demandant une blouse en guise de chemise de nuit (car je n’avais pas ma valise) à la sage femme elle a vu que Matthieu restait dormir avec moi. Du coup elle lui a proposé un lit pour 20,00€ la nuit, on a de suite accepté ! Il fallait bien qu’il dorme pour ce qu’il allait suivre… Je me suis sentie déjà mieux de le voir à coté de moi dans un meilleur confort.

00h30 : nous savons déjà qu’il ne sera pas du premier janvier. Je commençais à avoir des contractions un peu plus douloureuses mais toujours supportable. Je décide d’appeler la sage femme pour voir si le col a un peu bouger, mais non pas du tout ! Je décide donc d’essayer de dormir même si c’était quand même un peu compliqué. Finalement je réussi à me reposer quelques heures.

 

Au petit matin, Les contractions sont toujours présente et à 7h la sage femme passe dans la chambre pour nous dire de se préparer pour le transfert en salle de naissance. Le stress monte clairement. La salle est grande, très médicalisé avec des machines de partout et une petite plaque chauffante avec le bonnet et une couche pour la venu de babyboy. On entre dans le vif du sujet là… La pression monte clairement d’un cran !!!! Je me mets à pleurer car j’ai vraiment très peur !

Quelques minutes passent, une sage femme arrive pour m’expliquer ce qui va se passer maintenant. Je suis donc transfusée avec un produit pour déclencher le travail. Au début l’injection est très faible et je ne sens pas vraiment de différence. Avec Matthieu on peut suivre sur un écran à coté le coeur de babyboy, les contractions, mon rythme cardiaque et ma tension. Jusqu’ici tout va bien !

 
 

Les minutes passent et les contractions deviennent un peu plus intense. La sage femme passe à nouveau prendre de mes nouvelles et me parle de la péridurale. J’y ai droit quand je le souhaite et quand l’anesthésiste sera disponible. Je suis rassurée et je décide de la prendre directement car je sentais les contractions un peu plus douloureuses mais toujours supportable je pouvais continuer à parler mais je soufflais un peu en même temps.

1h30 d’attente, il est bientôt 10h, les contractions deviennent assez intense mais ça va, j’ai bien fais de prendre de l’avance en demandant la péridurale. Avant la venu de l’anesthésiste Matthieu décide d’aller boire un café pendant la pose de la péri. J’avais vraiment très peur d’un coup alors que c’est quelque chose qui ne m’a jamais fait peur pendant la grossesse. La posture à avoir n’est pas confortable du tout avec un corps qui pèse 92 kilos et un gros bidou, c’est difficile de respirer ahah ! Pose de la péridurale faite, je suis clairement étonnée de l’effet. Je ressens toujours mon corps et mes jambes mais je ne sens plus les douleurs, même si les contractions n’étaient pas forcément mega douloureuses je me sens rassurée qu’elle soit bien posée. La sage femme a attendu l’effet de la péridurale pour me vérifier le col car c’était douloureux sans péri, et là, grosse surprise je ne sens aucune douleur aussi pendant le toucher !!! trop cool ! Mais bon le col n’a toujours pas bougé.

Il est maintenant 14h, plusieurs heures sont passés et plusieurs toucher, mais le col reste toujours identique. Le personnel hospitalier commence à nous faire à l’idée que l’accouchement pourrait se conclure par une césarienne. Je n’étais pas contre l’idée du tout j’étais vraiment préparée, j’avais finalement très peur de faire par voie basse, mais ils préféraient attendre car toute façon babyboy était en pleine forme et supportait très bien les contractions !

S’en suis encore de l’attente et avec Matthieu on décide de faire une petite sieste, la sage femme m’installe bien avec un coussin d’allaitement sur la gauche me dit qu’elle reviendra dans 2h pour voir le col et Matthieu part manger et dormir dans la voiture car il avait juste une petite chaise pour pouvoir s’asseoir. Placé sur le coté, le capteur du coeur de bébé arrêtait pas de bouger donc la machine se mettait à sonner toutes les deux minutes ça m’a empêché de m’endormir de suite. J’ai finalement réussi à trouver le sommeil une bonne heure avant que Matthieu ne remonte dans la salle de naissance.

D’ailleurs je ne savais pas mais avec la péridurale on ne se lève pas donc c’est la sage femme qui vide notre vessie avec une sorte de paille. Elle me l’a fait plusieurs fois durant la journée.

17h30 : C’est long ! Très long ! Alors mes parents décident de venir me voir, histoire de faire passer un peu le temps et de donner des nouvelles. Un par un ils viennent dans la salle d’accouchement me rendre visite, ma mère et ensuite mon père. Je suis contente d’avoir leur visite car de voir la même pièce et être allongée depuis 8h ce matin ça devenait très lourd.

 

Il est 19h00 ! L’attente est interminable, ça fait maintenant 3h30 qu’on attend que la sage femme passe mais rien, personne ! J’ai toujours des contractions régulières mais impossible de savoir si ça avance. On entend frapper ! Ouf enfin, la sage femme arrive pour contrôler le col. Ouvert à 2 et demi ! Le travail avance mais très lentement…

Seulement quelques minutes après le passage de la sage femme, je sens que les contractions ont pris une toute autre intensité, la douleur n’est pas la même du tout et c’est à partir de cet instant que l’accouchement est brouillé dans ma tête, j’ai perdu le sens du temps. Le reste du récit va surtout être détaillé par Matthieu.

19h30 : Une alarme forte et stridente se met à sonner, il n’y a plus de produit dans la grosse seringue de la péridurale, l’anesthésiste arrive, change la seringue et repart… Je commence à ressentir la douleur des contractions donc je décide d’appuyer sur le bouton de la péridurale, ça continue quand même et je continue d’appuyer dès que je peux.. Toujours plus intenses et douloureuses j’appelle tout de suite la sage femme qui arrive vraiment très rapidement, elle voit tout de suite que je suis en souffrance malgré la péridurale. Elle appelle instantanément l’anesthésiste ! Une femme arrive pour me remettre une dose avec une autre seringue directement dans le tuyau et ça part très vite en cacahuète, mon corps se met a trembler de douleur, j’ai l’impression que je vais faire mes selles sur moi, ça pousse tellement fort en bas, la sage femme me dit que c’est bon signe…

Il décide de me relever je ressens tout il n’y a plus aucun effet de la péridurale elle ne marche plus ! Je souffre de martyr, je ne sais plus comment me mettre et je commence à être vraiment tendu au niveau du haut du dos. La sage femme me ramène une bouillotte pour essayer de me décontracter, Matthieu lui aussi essai de m’aider en me l’a tenant au niveau de la nuque. En quelques secondes la pièce se remplit de personnes, des sages femmes, anesthésistes, gynécologues, j’en sais rien, j’essaie de me mettre dans ma bulle, mais j’y arrive pas je panique…

Les sage femmes et Matthieu m’aident à contrôler mes contractions et me disent que c’est super et qu’il faut continuer comme ça. Mais je suis complètement en état de panique ! Je sens énormément de liquide sortir par le bas, on me dit que c’est normal, que c’est le liquide amniotique et qu’il y aura un écoulement jusqu’a la fin de l’accouchement. Elle décide de regarder mon col, sauf que là contrairement aux examens précédent je ressens tout ! C’est pas normal ça, Je panique encore plus !

Il doit être presque 20h ou peu être plus, on est plus là à regarder la montre, la sage femme annonce que le travail commence ! Je suis ouverte à 4 ! Mais là c’est juste pas possible de continuer ! Matthieu essai de me rassurer comme il peut, de me parler, de me masser mais c’est dur, je veux que la péridurale fasse effet ! Dans l’urgence de la situation il décide de me faire une deuxième péridurale cette fois-ci Matthieu reste. Il se positionne devant moi, je prenais ses mains tellement fort à chaque contractions et je posais ma tête sur la sienne pour souffler le plus fort possible ! Je me concentrée pour ne pas hurler, pour ne pas que se soit pire et essayer de gérer au mieux les contractions… Ils me disaient que j’étais forte et que je gérais super bien, ses mots m’apaisée.

Pendant la pose de la péridurale la sage femme a stoppé le produit qui déclenché les contractions et heureusement ! L’Anesthésiste se loupe le premier coup et doit repiquer encore une fois à un autre endroit. Je ressens énormément la péri vers la droite et ensuite vers la gauche jusqu’a la sentir bien centrer dans mon dos. La seconde péri est posée !

22h00 : la deuxième péridurale fais effet ! Je me sens apaisée mais j’ai toujours ma douleur dans le haut du dos qui m’empêche de bouger la tête mais moins que tout à l’heure, la bouillotte l’estompe un peu. On recommence à rigoler avec Matthieu et après cette phase de contraction et de douleur je lui sors que maintenant je préférerais le faire par voie basse pour ne pas avoir souffert pour rien. Dans ce moment de calme on regarde l’écran des contractions et on voit qu’elles sont beaucoup moins régulières que tout à l’heure mais je les ressens légèrement. En définitive Matthieu regarde l’appareil qui injecte l’Ocytocine et voit qu’il est à l’arrêt… La sage femme n’avait pas remis en route la perfusion pour les contractions.

On l’appelle, elle le remet en route et j’essaie de m’endormir. Sauf que les contractions reviennent très rapidement ! Au finale la deuxième péridurale n’a pas du tout marché ! Je commence à ressentir que j’ai envie de faire pipi, je rappelle la sage femme qui décide de voir où en est mon col. Pendant l’examen je ressens tout ! J’ai l’impression d’avoir encore plus mal. La sage femme est étonnée car ça faisait une heure que j’avais eu la péridurale et là je commence vraiment à paniquer. La deuxième péridurale ne marche pas ! Je me sens contractée de partout. Mon corps se remet à trembler de douleur et à cause de la panique je pense.

Ils essayent de remettre des doses avec les seringues mais ça me fais très mal en bas du dos je ressens le produits passer, c’est douloureux… Les contractions reviennent de plus belle et je n’arrive plus à gérer.. la sage femme me dit que c’est très bien que le travail continue je suis ouverte à 5 mais à ce moment là, je m’en fiche complet ! Je souhaite clairement une césarienne mais j’ai peur de la demander.

Je sens que mon corps est dans un état de douleur de non retour, j’ai une douleur lancinante dans le dos qui m’empêche de bouger, je n’arrive plus à trouver une position qui me soulage. Je panique car je ne sais pas ce qui m’arrive, je n’arrive plus à bouger la tête sans hurler et pleurer.. Je suis tétanisée et je me dis qu’il sera impossible pour moi de pousser le moment venu. Les douleurs de contractions qui n’arrêtent pas s’en est trop ! Un nouveau anesthésiste arrive et me demande ce que j’ai dans le dos, je lui explique mais il me dit qu’il comprend pas pourquoi… Sincèrement c’est vraiment la réponse à apporter dans ces moments là ??? Je me suis dis que tout ça, toutes mes douleurs dans le dos c’est peu être à cause de la péridurale, peut-être qu’on peu être paralysé j’en sais rien ! Et l’anesthésiste à coté qui continue comme si de rien était, à me demander de changer de positions… Mais je suis tétanisée et il comprend pas, il insiste, il comprend pas ma douleur donc il fait comme si elle n’existait pas, comme si c’était de ma faute !!! Ma psy m’a d’ailleurs dit à la suite de tout ça que c’était une maltraitance de la patiente !

Plein d’idées me sont passée par la tête, après tout peut-être que je suis un cas isolé et qu’ils ne savent pas quoi faire pour moi…

Il doit être 23h30 à peu près, la sage femme qui s’occupe de moi revient et me propose de faire de l’hypnose pour essayer de gérer… elle s’assoie à coté de moi j’ai les yeux fermés et Matthieu, derrière moi, me masse le dos. Elle commence mais je n’arrive pas à m’apaiser, pourtant je suis très ouverte à ce genre de pratique, une contraction arrive, elle est tellement douloureuse que j’en remonte les rebords du lit.

Le souci c’est que je ne pouvais pas bouger entre les contractions pour essayer de gérer au mieux, j’étais un piquet de bois !

Il est minuit passé je pense maintenant, une interne arrive et je la supplie en pleure de me faire une césarienne. Ils me regardent tous avec des yeux de tristesse mais moi je peux plus ! Je prends cette décision car je sais très bien que si je continue mon corps va lâcher… Je sais d’avance que je pourrais jamais le sortir par voie basse, il y aura forcément des complications pour Sandro et pour moi. Juste d’imaginer me remettre en position pour pousser était inconcevable ! J’étais coincée sur le coté et je ne bougeais plus.

Ma demande à bien était entendu disent-ils mais pour l’instant pas de décision pour la césarienne. La sage femme m’examine à nouveau… Elle me dit que le travail continue, que je suis ouverte à 6, que c’est très bien et que je gère bien les contractions mais pour moi c’est trop, je veux plus, c’est trop long, on est en pleine nuit, je suis à jeun depuis plus de 24h, je suis épuisée, je veux que ça s’arrête.

A chaque fois qu’ils revenaient me voir je demandais la césarienne, Matthieu étais consterné du non professionnalisme de l’anesthésiste et même de toutes l’équipes médicale qui n’arrivaient pas à comprendre mes douleurs dans le dos. Lui qui me connais bien avais tout de suite compris que j’étais juste totalement crispé de panique. J’avais l’impression d‘avoir un couteau enfoncé, je n’arrivais plus à respirer correctement.

01h30 du matin ! Je crois que sa fait plus de 2h que j’ai demandé la césarienne ! Je suis au point où mes yeux restent fermés, j’avais des douleurs constamment, je n’avais plus de temps de repos… Mon corps ne m’appartenait plus ! J’avais l’impression de me faire toucher de partout et toutes les 5 minutes. Avec tout ça le capteur du monito qui tombe sans cesse, le machin qui sonne, on entend plus le coeur alors fallait que je change de position, que je bouge mais je pouvais pas.

L’interne est de retour, je la supplie à nouveau de me faire une césarienne, elle me répond qu’elle ne peut pas prendre la décision seul mais qu’elle va en parler au médecin de garde. Je continue de pleurer de douleur mais aussi par peur que ce soit refusé ! Combien de temps je vais encore pouvoir souffrir comme ça ?! On aurait dit qu’ils attendaient que je sois à dilatation complète et que bébé soit engagé !

Avant de repartir et de nous laisser à nouveau dans une attente interminable elle nous expose tout les risques de la césarienne. Elle me dit que dans mon cas il va falloir, soit refaire une troisième péridurale soit me mettre sous anesthésie générale… Mais une troisième péridurale c’est pas possible, j’arriverais jamais à me mettre dans la bonne positon et rester immobile. Il ne me resté plus qu’une option : m’endormir ! C’était la pire des situation pour moi mais mon souhait là tout de suite étais juste que sa prenne fin !

30 minutes passent, 30 minutes de suspense, de doute, de peur, d’angoisse. Le verdict tombe : Le médecin accepte ! Ils partent pour le moment sur une césarienne d’urgence, donc je vais devoir attendre, c’est de plus en plus difficile de gérer la douleur. C’étais pourtant mon souhait mais maintenant je me sens nulle, je me dis que je rencontrerais pas mon fils en même temps que Matthieu, que je vais surement louper le plus beau moment d’une vie mais je peux pas faire autrement, j’ai l’impression d’être prisonnière de mon corps, c’est la seul solution…

Quelques minutes passent avant qu’ils ne reviennent avec l’échographe. L’interne me dit que babyboy regarde les étoiles dans mon ventre. Ces moments sont très flou dans ma tête, j’ai les yeux fermés depuis un moment. Je les entends juste repartir et on se retrouve à nouveau seul avec Matthieu.

Il me dit qu’il n’est pas trop d’accord, qu’il a peur pour moi et Sandro, qu’il ne veut pas que je loupe la rencontre de mon fils… À cet instant je n’étais pas sereine du tout mais je cachais ma peur. Je lui ai mis ma main sur le visage, je lui ai caressé la joue et je lui répétais que je ne pouvais plus… J’ai essayé de le rassurer en disant que ça allait bien se passer alors que dans ma tête je pensais tout le contraire ! J’ai cru sincèrement que j’allais mourir ! J’ai eu peur de laisser Matthieu seul et Sandro sans sa maman… Mais mon corps était au bout, je pouvais plus continuer. Il a compris, il a pas cherché plus et c’est ce que je voulais : avoir son approbation.

Deux sages femmes arrivent, me mette une sonde pour la césarienne et m’emmène au bloc. Je me rappelle qu’il cogne le lit contre le mur au moment de sortir de la chambre et j’en hurle de douleur… Quand je dis au revoir à Matthieu pour partir au bloc je me dis clairement dans ma tête que c’est la dernière fois que je le vois et que c’est peut être des réels au revoir… Ça à étais la chose la plus dure de mon accouchement.

Je le regarde jusqu’a ne plus l’avoir dans mon champ de vision, je fais que de pleurer et souffler. Ils me bougent dans tout les sens pour me mettre sur un lit tout plat avec les bras tendu sur les cotés et les jambes écartées. Cette position me faisait tant souffrir, j’hurlé de douleur et je les supplié de m’endormir au plus vite… J’ai pas arrêter de continuer de le dire : Endormez moi, endormez moi, endormez moi !

Moi (Matthieu) je prenais un tout autre chemin, je n’ai pu suivre le lit que quelques secondes avant de me retrouver dans un couloir vide assis sur une chaise hyper froide. J’attend sagement que la sage femme revienne, le corps tout tremblant, j’ai froid, je transpire, je sais pas quoi faire, quoi dire, j’arrive à peine à marcher, c’est trop d’émotion d’un coup ! J’arrive pas à imaginer mon fils, je suis juste entrain de me préparer à ce qu’on m’annonce quelques choses de grave, j’arrive pas à avoir des idées positives… La sage femme m’appelle, je me dirige dans un vestiaire où j’enfile une tenue bleu avec charlotte et sur-chaussures et me retrouve sur une nouvelle chaise avec devant moi la porte du bloc.

De l’autre coté de cette porte c’est moi, (Virginie), face à l’anesthésiste qui comprend toujours pas mes douleurs, qui me relève la tête d’un seul coup pour me mettre une charlotte et moi qui continue d’hurler de douleur. La sage femme arrive et me dit qu’ils vont faire de leur mieux… Sérieux ! Je dois être rassurée là ?! Cette phrase tourne en boucle dans ma tête et je continue de me dire que je vais mourir… L’anesthésiste me met un masque pour respirer, il me le met mal ! Mon nez est complètement compressé, je ne peux plus respirer. Je secoue la tête pour essayer de l’enlever et je lui dis de bien le remettre ! Je prend les plus grosses respirations de ma vie pour m’endormir au plus vite et je m’endors…

(Matthieu) Dans le couloir tout bleu et froid, des pleures viennent couper un moment d’angoisse, je relève la tête ! C’est mon fils ?! A peine le temps de réaliser que la porte du bloc s’ouvre, la sage femme d’un pas élancé se dirige vers une autre pièce en m’appelant. J’accours derrière elle, je suis encore tout tremblant, j’arrive pas à sortir un mot mais toute la pression retombe et un grand sourire s’écrit sur mon visage. Je le vois, il est encore sale mais qu’est ce qu’il est beau ! Et très actif aussi ! Je demande des nouvelles de Virginie, elle va bien ! C’est fini ! La souffrance à pris fin le 3 janvier à 2h59 et Sandro est venu remplir nos coeurs à 3h01.

 

Si vous n’avez pas lu la suite il y a l’article : les 24 premières heures après l’accouchement disponible sur le blog. et n’hésitez pas à nous suivre sur les réseaux sociaux @monsieur_matth avec ces stories rigolote avec Sandro et @virginiakln on espèrent que ça vous a plu…